Cacterium Plantarium

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1) LES SUCCULENTES : 
PLANTES GRASSES  et CACTÉES

A) Les origines

Toutes les cactées sont originaires du d’Amérique ou Amérique du Sud (Mexique,
Perou, Argentine, Bolivie…)
Les plantes grasses se situent plus en Afrique et notamment Afrique Australe

B) Les grandes familles et variétés

Les aloes (photos) :
Aristata Brevifolia Concinea Fe
rox Humilis Marlotti Mitriformis Quelhi Vera, Gasteria ...

Les Crassula (photos) :
Licopodioides, Perfossa, Portula
cea ...

Les Opuntia (photos) : 
Albispina, Rufida, Microdasys, Brasilie
nsis, Monacantha, Elana, Subulata, Leucotrica, Querva Tuna Monstruosa…

Les Mammillaria (photos) :
Bocasana, Bombycina, Geminispina, Elongata, Haniahna, Plumosa, Wildii cristata, Zeilmanianah...

Les Cereus (photos) :
Cereus divers, Cereus Peruvianus Monstruosus Pilocereus Strausii

Les Echinocactus (photos) :
Echinocactus Grusoni ...

Les  Euphorbia (photos) :    
Bordiguera, Caput medusae,  Submammillaris,  Pugniformis, Resi, nifera,  Hermantiana, Hermantiana, Red,  Horrida ...

Les Haworthia (photos) :
Fasciata, Reinwardi, Papilosa, Cymbiformis ...

Les Gymnocalycium :
Horsti, Quelianum, Saglione ...

Les Notocactus (photos) :
Haselbergi Leninghausi  Magnificus Ottonis Scopa Submammillosus

Pour ne saisir que les plus grandes familles. Il en existe beaucoup d’autres.

C) Les plantes étranges, médicinales, hallucinogènes

Ces plantes aux formes étranges tiennent en principe  leur nom du latin tels :
Les cephalocereus Senilis (Tête de vieillard avec leurs longs cheveux blancs les Euphorbia caput medusae (tête de méduse) Euphorbia resinifera (résine) ainsi de suite.

Certaines plantes ont d’étranges vertus :

Les cereus peruvianus qui possèdent la particularité d’absorber les ondes négatives des micro-ordinateurs, micro-ondes, télévision etc…

Les aloes, (l’aloe  véra) connus pour leurs vertus laxatives, dermatologiques,
cicatrisantes  et même thérapeutiques stabilisent et augmentent l’acuité visuelle, soulagent ou guérissent même certaines maladies (sclérose en plaque, asthme, cancer…)
Grâce à l’extraordinaire composition de l’aloé, il n’est peut-être pas présomptueux de parler d’un tournant  sans la médecine biologique.

Les Lophophora Willamsi appelés aussi Peyolt des Incas, plantes hallucinogènes utilisées il y a encore peu de temps par les indiens et interdites maintenant de commercialisation et même de production.
 
 

2) LES DIFFERENTES FORMES DE CULTURE

A) Semis

Comme pour tous les végétaux, les semences doivent être conservées dans de bonnes conditions (au sec et le moins longtemps possible) afin de garder leur faculté germinative.
Cette règle a toutefois quelques exceptions  comme les graines de lithops qui peuvent se conserver au sec pendant près de dix ans.
Différentes périodes possibles selon les espèces pour le semis : début de l’automne jusqu’à Janvier pour un repiquage MARS,  AVRIL, l’idéal restant toutefois le Printemps.
La température doit avoisiner  les 25 ° le jour avec une baisse pour la période de nuit permettant de rappeler les conditions désertiques ; une forte hydrométrie ainsi qu’une clarté est nécessaire afin que le végétal s’épanouisse au mieux.
Les collectionneurs pratiquent le semis dans de petites terrines dans lesquelles ils disposent un lit de gravier drainant pour la moitié de la hauteur,  puis une couche de terre à cactées finement émiettée qu’ils humidifient et tassent modérément.
Ils alignent alors leurs graines en rangs d’oignons, les recouvrent d’une fine couche de gros sable, en prenant soin de noter le nom et espèce du semis pratiqué sur une étiquette.

B) Le bouturage

Technique plus facile et plus utilisée en règle générale, elle permet de conserver plus fidèlement l’espèce prélevée. Le nombre de plantes obtenues dépend du pied mère. Se pratique bien sur des espèces qui émettent des ramifications ou rejets (opuntia, crassula…), mais aussi sur des sujets plus délicats (mammillaria, cereus…).

Ex : bouture d’Euphorbe

Il est nécessaire de prélever le sujet à l’aide d’une lame bien tranchante, puis de cicatriser le pied mère à l’aide d’un cicatrisant ou même de d’un peu de scieur de bois. La bouture doit cicatriser à l’ombre pendant une période d’une semaine à deux mois, selon la taille du prélèvement. De petites ramicelles peuvent apparaître rapidement.
La période la plus favorable pour bouturer s’étend d’Avril à Juillet.

Cette technique peut se faire aussi pour sauver une plante atteinte de pourriture par la base, « si  la maladie n’a pas trop évoluée », mais aussi pour pratiquer une greffe (ex gymnocalicium optima rubra).

C) Le greffage

Cette opération consiste à souder des tissus de deux végétaux différents et permet ainsi la conservation de certaines espèces incultivables, mais aussi une croissance, une mise à fleurs et une fructification plus rapide, plus importante et plus abondante.

Cette méthode permet d’obtenir des formes surprenantes  sur certains sujets (cristations, plantes  retombantes, mutations végétatives, plantes sans chlorophylle), la porte est ainsi  ouverte aux futurs Docteur JEKYLL puisque avec beaucoup de patience, de précaution et de soins, mais aussi  quelques élastiques et le matériel de base n’importe quel cactus peut se greffer.
Les principaux portes-greffes sont les Tricocéreus, et Myrtillocactus géométrizans.

 

3 ) LES PARASITES, LES MALADIES


 

« Mieux vaut prévenir que guérir » ! Ce vieil adage prévaut dans le monde des cactées.

Il importe donc de connaître les principaux ennemis et en cas d’attaques ou de maladies de procéder au bon diagnostic, afin de traiter rapidement et efficacement.
Tous ces problèmes peuvent en fait être évités avec quelques conseils de base à savoir : un maximum de lumière, un arrosage parcimonieux, mais aussi et surtout une bonne aération.

Une plante malade doit être immédiatement isolée, afin d’éviter toute contamination et détruite si le sujet et trop infecté.

A) Les maladies physiologiques

Elles sont souvent dues à une négligence de notre part soit par un excès d’eau ou un manque d’eau
provoquant respectivement la pourriture ou le dessèchement des tissus.

De même, des tâches claires, jaunâtre virant au brun peuvent apparaître si le sujet a été exposé sans précaution, c’est à dire sans période d’adaptation progressive au soleil.

Mais la qualité du terreau peut aussi influer sur la plante (manque de fer, sol acide, excès de sel…).

Des coups de froid (courant d’air) peuvent aussi provoquer des tâches rouges.
 

B) Les maladies cryptogamiques

Elles arrivent souvent au cours de la production d’une variété par couche : botrytis, pourriture noire, blanche, grise, oidium, mildiou…(voir tableau).
Le traitement est fonction de la maladie, il est possible de traiter avec des fongicides organiques de synthèse
(manèbe, sinèbe, propinèbe, mancozèbe… ou produits à base de sel de cuivre.

C) Les parasites animaux

Il faut surveiller les attaques rapides de cochenilles, mais aussi d’araignée rouges, des poux des racines et même des chenilles et escargots. De plus ces parasites provoquent des maladies cryptogamiques
(voir tableau)

Les alleurodes (mouches blanches) les pucerons, les thrips (petits insectes piqueur proches des punaises) et les nématodes sont les autres parasites des cactées. Dans ce dernier cas, il est nécessaire de dépoter la plante,nettoyer les racines et la rempoter.
 
 

4) LE REMPOTAGE

A) Le substrat

Il y a autant de recettes que de collectionneurs toutefois, en raison de leur origine, l’humidité du sol est l’ennemis n°1; c’est pourquoi le compost doit avoir une grande porosité.
Nous vous conseillons donc d’appliquer la règle des trois tiers : 1/3 de sable, 1/3 de terreau, 1/3 de terre de bruyère.

Le rempotage se pratique du Printemps au milieu de l’Eté.
Il est nécessaire d’attendre quelques jours avant d’arroser les plantes rempotées, afin que les racines blessées puissent se cicatriser.
 
 

B) Le contenant

Polémique du contenant :
- Contrairement aux idées reçues, les cactées n’ont pas besoin de grands pots pour évoluer normalement. ( Il est conseillé de ne les rempoter que tous les 3 ou 4 ans).

De plus, le pot de terre n’est pas forcément le meilleur choix. En effet, le pot de terre en jardinerie nécessite un arrosage régulier, du fait de sa porosité, l’eau s’évapore rapidement, et la plante souffre très vite (surtout les mois d’été).

C’est pourquoi, nous considérons que le pot de terre est un pot de culture, et à ce titre, il doit être enterré dans le sable où il prendra et rejettera l’excès d’eau (phénomène de plasmolyse turgescence).

Les pots plastiques rigides tels que nous vous les proposons sont donc préférables en rayon jardinerie
puisqu’ils nécessitent  moins d’entretien et permettent ainsi d’appliquer notre conseil de base :

 Arrosage copieux mais peu souvent.

Il vous est facile de savoir le besoin en eau sur le rayon en surveillant des plantes spécifiques  comme le crassula et l’opuntia subulata minor qui se flétrissent et se rabougrissent et montrent ainsi leur besoins en eau.
 
 

5) L’EXPOSITION


 
Les cactées nécessitent beaucoup de lumière au risque de les voir s’étioler, s’effiler, devenir pâles.
Cette lumière est d’autant plus importante pendant la phase végétative de la plante (mars à octobre).
Les expositions privilégiées  sont dans l’ordre SUD  OUEST  EST


 

6) LA COMPOSITION FLORALE OU ARRANGEMENT

Le choix des plantes est important aussi bien pour créer un jardin annuel que pour réaliser une composition stylisée de circonstance.

En règle générale, les plantes grasses ont des besoins en eau plus importants que les cactées; il est donc déconseillé de panacher ces espèces si l'on souhaite conserver longtemps ce jardin japonais.

Les coupes en terre cuite et lmes décors de style astèque, mexicain ou indien sont des meilleurs effets et nous rappellent ainsi les grandes contrés désertiques; quelques cailloux, graviers ou sables colorés feront le reste.

 

5) CONCLUSION

Les cactées et succulentes sont des plantes faciles à cultiver sans réel problème, il faut toutefois respecter quelques règles élémentaires de base :

- beaucoup de lumière
- mélange terreux trés poreux
- période de repos à respecter ( hiver T° = 12° max )
- aération régulière et importante
- arrosage copieux mais peu fréquent

Euphorbia triangularis "pied mère"
Prélevement de bouture sur céreus peruvianus
Aloe variegata repiques
Haworthia cymbiformis apres 8 mois de repiquage
Attaque de cochenille
Taches rouges sur euphorbe
Fonte sur greffe
brulure sur euphorbe
Tête greffe :
Gymnocalicium
Porte greffe :
Phylocactus
Decoupe et mise en place
Fixation